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La forme physique dans les FC : un enjeu qui devient prioritaire
par Kristina Davis
Cest parfois une activité individuelle. Et cest parfois une activité si bruyante que lon ne sentend pas penser. Mais quon la pratique en solo ou en équipe, lactivité physique compte maintenant comme un facteur prioritaire dans loctroi des promotions et des affectations.
Photo: Lyndon Goveas
Considérant laccent accru mis sur la condition physique et le bien-être dans les FC, des salles dexercice comme linstallation des PSP à la BFC Kingston connaîtront vraisemblablement un surachalandage.
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Pour Mike Taylor, gestionnaire national des Politiques et ressources en condition physique à la division des Programmes de soutien du personnel (PSP) de lAgence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC), cette priorité renouvelée accordée au conditionnement physique signifie quelques transformations à lAgence.
Dabord, explique-t-il, on sapprête à voir diffusée une nouvelle DOAD sur laptitude physique qui comprendra deux changements marqués.« Lapplication de la politique sera élargie, précise-t-il. Tous les membres de la Première réserve (de classe A, B ou C) et il y en a des milliers devront subir un examen annuel daptitude physique. »
En plus de ce nombre accru de réservistes testés, M. Taylor parle de paramètres plus explicites de soutien pour les personnes qui ne satisfont pas aux normes de condition physique. « Lancienne OAFC ne précisait pas de mesures administratives », ajoute-t-il. En revanche, la nouvelle DOAD comprend une série de tableaux qui définissent clairement un cheminement à suivre pour les personnes échouant aux tests. « Il y a un lien direct avec les promotions et les affectations, ainsi que des incidences sérieuses pour la carrière », déclare M. Taylor.
Même sil précise quil ny a environ que 10 % des gens qui échouent aux tests, la hausse des effectifs testés pourrait accroître ce taux déchec à court terme en attendant que les réservistes sadaptent aux nouvelles attentes en matière de conditionnement physique. La bonne nouvelle, selon lui, cest quon verra sans doute plus de gens aller au gym.
« Cela veut dire plus de travail pour le personnel du PSP, précise-t-il. À la longue, cela veut aussi dire quon verra plus de gens adopter une culture daptitude physique, de santé et de mieux-être. »
Quand on lui demande sil sinquiète dun surachalandage des gymnases, il parle des remarquables améliorations apportées depuis cinq ans aux installations de conditionnement physique des FC, ce qui devrait permettre au PSP de respecter sa devise, « Au service des gens qui servent ».
Le Lieutenant-colonel Pat Henry, attaché au bureau du Directeur Politique demploi des militaires (DPEM), précise que la nouvelle DOAD a exigé quelques années de préparation à laide de groupes de travail et de consultations. Ce faisant, léquipe de rédaction de la politique sest penchée sur lensemble des FC et de son mandat.
La décrivant comme une « politique longue » (on parle ici de 24 pages), le Lcol Henry déclare que lobjectif visé est une bonne aptitude physique des militaires, vérifiée de façon appropriée. « Tout dépend doù vous êtes et de ce que vous faites », explique-t-elle.
Par exemple, un réserviste de classe B de la Force aérienne en déploiement au sein dune unité de lArmée devrait subir le Test de condition physique de lArmée, sans doute un des plus éprouvants, plutôt que le test utilisé dans la Force aérienne. Cela signifie quau lieu du test du programme EXPRES, ce réserviste devrait subir ceux de la marche avec un sac à dos, de lévacuation dun blessé et du creusage dune tranchée.
Même si la politique compte de nouveaux volets, le Lcol Henry rappelle que les mesures administratives concernant la carrière en ont toujours fait partie. La nouvelle politique est cependant beaucoup plus claire et sera appliquée.
De plus, ajoute-t-elle, les tests euxmêmes, tout en demeurant quasi identiques, ont été rendus plus clairs. « La routine dentraînement pour se mettre en forme est très bien expliquée. »
Il nest même pas nécessaire davoir accès à un gymnase. Par exemple, des tâches propres au test du programme EXPRES comme les tractions sur les bras, les redressements assis et même la course-navette peuvent être exécutés chez soi.
En bout de ligne, comme la souligné le chef détat-major de la Défense, le Général Rick Hillier, la DOAD vise plus haut que la simple aptitude physique. Lobjectif visé est le succès des opérations, où chaque élément compte. « Jai la conviction, déclare le Gén Hillier, que ladhésion à un programme de bon conditionnement physique va non seulement accroître la force, lénergie et lendurance des gens, mais également leur résistance aux conditions de stress mental et affectif. »
Pour en savoir davantage sur laptitude physique et les tests, visitez le www.aspfc.com.





