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Des candidats suivent une formation « où tous les coups sont permis » en vue de lOp ARCHER
Par Kristina Davis
Le 4 mai, 2006
Le Sgt Rob Peyton, du G3 Instruction de la BFC Kingston, a donné la formation sur la chambre à gaz et a dirigé lexercice de formation du 4 mai.
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BFC KINGSTON Pas facile à prononcer le mot orthochlorobenzal malononitrile, et en plus, ça fait pleurer!
Pour les quelque 70 candidats qui souhaitent partir en opération de déploiement, il sagit simplement dun autre test pour voir sils sont prêtsà « servir ceux et celles qui servent ». La formation sur les opérations de déploiement a eu lieu à la BFC Kingston au début mai, sous les auspices de lAgence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC). Il sagissait de la dernière étape du processus de sélection visant à embaucher des employés civils pour lopération ARCHER.
Des séances dinformation sur les mines aux séances de sensibilisation à la culture militaire et à la culture afghane, en passant par la formation sur les chambres à gaz dont lorthochlorobenzal malononitrile, mieux connu sous le nom de gaz CS les candidats ont été mis à lépreuve pour déterminer leur aptitudeà occuper un emploi à létranger.
Une foule de postes sont disponibles : coordonnateurs de lentraînement physique, des activités sportives et de loisirs, coiffeurs, commis, et tout récemment, commis chez Tim Hortons. LASPFC offre aux civils loccasion de travailler dans le théâtre des opérations, une occasion alléchante pour plusieurs.
Mélanie Ouellet, barmaid au mess des officiers de la BFC Borden se disait intriguée. Elle a même demandé à certains de ses clients de lui parler de lAfghanistan. Ils lui ont tous répondu que cétait la meilleure expérience de leur vie. Il nen fallait pas plus pour la convaincre.
Elle a fait une demande pour un poste de caissière. Elle espère que son expérience et le fait quelle soit bilingue laideront à décrocher un emploi. Même si elle se tient au courant des risques, elle se préoccupe beaucoup plus des bibittes comme la solifuge (un type daraignée). « On nous a appris à bien agiter nos bottes à lenvers », ajoute-t-elle.
Le 4 mai, des candidats souhaitant participer à une opération de déploiement applaudissent en sortant dune chambre à gaz, à la BFC Kingston. En tout, 51 employés civils le nombre le plus élevé à servir dans une seule mission participeront à lOp ARCHER.
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Et la formation reçue a eu tôt fait de calmer toutes ses autres peurs.« La formation est excellente », sexclame-t-elle. « Toutes nos craintes ont disparu grâce à la formation quon nous a offerte. »
David Coulter est aussi dans la course. Originaire de Middleton (N.-É.), il affirme avoir appris lexistence de cette possibilité demploi grâce à un voisin, qui fait partie de la Force aérienne. Il affirme quil convoite le poste de coordonnateur des voyages, car il a travaillé au sein de lindustrie du tourisme pendant plusieurs années plutôt que lendroit qui lintéresse.
Même si lAfghanistan nétait quun motif secondaire pour M. Coulter, ce dernier a bien hâte de voir sil a été choisi et surtout « de sy mettre ».
M. Coulter décrit la formation comme une formation « où tous les coups sont permis » et il affirme que les instructeurs, dont beaucoup sont du Centre de formation des FC pour le maintien de la paix de la BFC Kingston, sont eux-mêmes allés en Bosnie et en Afghanistan. « Ce ne sont pas des pousseux de crayons », explique-t-il. « Ils sont allés sur le terrain. » Il ajoute que la formation réaliste permet aux candidats de savoir à quoi sattendre, ce qui les rassure, de même que leurs familles et leurs amis qui sinquiètent pour eux.
Nadine Charron, dont le mari est allé en Afghanistan, déclare que ce dernier est lun de ses plus grands supporteurs. Ne sachant pas si elle pourrait aller à létranger, elle était tout de même fébrile et honorée par cette possibilité. Il y a même une chance, quoique très mince, que leurs déploiements se chevauchent, ne serait-ce quun mois ou deux. « Pour linstant, je nai pas encore été choisie, mais je suis très fière. Cest plus un privilège quun emploi. »
Gord Wells, gestionnaire des opérations de déploiement à lASPFC, affirme que beaucoup de candidats ont des sentiments semblables.
Gord Wells
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Les candidats, des personnes du début de la vingtaine à la fin de la cinquantaine de partout au pays, veulent simplement faire leur part. « Ils me disent que même sils ne peuvent pas tous être soldats, ils veulent faire leur part pour servir le Canada et les soldats. »
Sur 51 postes (le nombre le plus élevé de civils déployés dans le cadre dune seule mission), 15 sont des postes pour la chaîne Tim Hortons. M. Wells prévoit que les soldats pourront déguster leur première tasse de café dici le 1er juin. Le comptoir servira évidemment du café, mais aussi des beignes, et il sera ouvert de 6 h à 21 h.
Randy Helgason, directeur, Ressources du Programme de soutien du personnel à lASPFC, précise que plus de 800 personnes ont postulé. Il affirme que lASPFC est à la recherche de personnes qui ont lesprit déquipe et capables de sadapter à des situations qui peuvent être tendues. Les personnes choisies devront travailler de longues heures et souvent vivre avec leurs collègues de travail. Cependant, le salaire est bon, le travail permet de voir le monde, et, selon M. Helgason, certains en tireront quelque chose de plus encore.
« Pour beaucoup dentre eux, cest une occasion unique. »
Consultez le site www.aspfc.com pour en apprendre davantage sur les opérations de déploiement et les futures possibilités demploi.






Le Sgt Rob Peyton, du G3 Instruction de la BFC Kingston, a donné la formation sur la chambre à gaz et a dirigé lexercice de formation du 4 mai.
Le 4 mai, des candidats souhaitant participer à une opération de déploiement applaudissent en sortant dune chambre à gaz, à la BFC Kingston. En tout, 51 employés civils le nombre le plus élevé à servir dans une seule mission participeront à lOp ARCHER.
Gord Wells