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Des civils de Shilo en route vers Kandahar

Brenda Cavanagh

Des civils de Shilo en route vers Kandahar

Au fur et à mesure qu’approche la date de mon déploiement en Afghanistan à titre de gestionnaire des opérations pour l’ASPFC, je remets en question la raison pour laquelle j’ai demandé une affectation de six mois dans un pays lointain. Le 13 février 2006, je rejoindrai les 28 autres civils à Kandahar en vue d’offrir aux militaires en déploiement des programmes de bien-être et de maintien du moral. Dans le cadre des opérations de déploiement de l’ASPFC, 47 personnes ont été choisies parmi 2 800 candidats en vue de l’instruction à Saint-Jean, près de Montréal. Pendant deux semaines et demi, nous avons assisté à des séances d’information, noué de nouvelles amitiés et connu ce à quoi ressemblerait la vie dans un camp militaire. Nous avons participé à des séminaires de sensibilisation aux mines et fait l’expérience de la chambre à gaz.

J’ai quitté Saint-Jean avec une meilleure idée de ce que font nos militaires. En tant que conjointe d’un militaire, j’ai toujours éprouvé de la nervosité lorsque mon époux était à l’étranger, laissant derrière lui les responsabilités financières et domestiques, de même que les enfants. Quand nos conjoints sont affectés à l’étranger, nous sommes tristes, contrariées et effrayées. Cette fois-ci toutefois, c’est la conjointe qui part et le militaire qui reste à la maison. Nous vivrons tous les deux l’.aspect opposé du déploiement. Je n’ai jamais connu la suite d’émotions qu’éprouve la personne qui doit partir. Et je n’ai jamais réalisé à quel point les lettres, les colis et les messages qu’on envoie sont précieux. Nos enfants étaient petits quand mon mari était à l’étranger. Même si je tenais toujours le fort ici, je n’ai pas envoyé autant de lettres ou de colis que j’aurais dû envoyer. Il est important pour les militaires à l’étranger de recevoir des colis ou des messages des membres de leur famille – ils les chériront.Lorsqu’onme demande pourquoi j’ai décidé de quitter mon époux et mes enfants pendant six mois, je leur réponds que c’est ma façon d’appuyer la carrière que mon mari a choisie, ainsi que nos soldats ici à Shilo. Si je peux apporter un petit quelque chose du pays aux soldats en leur présentant un visage familier et un sourire, et relater mon expérience à mon retour à Shilo, l’affectation aura été réussie.

Qu’en pensent mes enfants? Ils m’appuient et m’encouragent à aller de l’avant. J’ai dû expédier certaines de mes valises juste avant Noël, et mon fils m’a demandé pourquoi je faisais mes valises si tôt. C’est alors que ça m’a vraiment frappé.

Au « papa au foyer » et à mes enfants, je vous aime. Prenez soin des choses à la maison. Au service de transport de la base, merci pour le cours de conduite préventive. À la clinique médicale de la base, merci pour ces merveilleux vaccins!