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Conseil sur les communications : Adaptez votre débit

Par Marion Grobb

Marion Grobb, directrice des communications, D Comm, Ottawa

Les nerfs influent sur la façon dont vous parlez. La colère, la joie, la tristesse ou toute émotion en font autant.

Lorsque nous sommes nerveux, la poussée d’adrénaline que nous recevons nous porte à accélérer le rythme dans tout ce que nous faisons, y compris dans notre parler. Il est vrai que cette façon de faire ajoute une énergie à ce que nous disons et pourrait rehausser l’intérêt de notre auditeur – pendant une courte période. Cependant, il est trop difficile pour un auditeur de maintenir ce degré d’énergie qui l’inonde, et si vous conservez ce rythme pendant trop longtemps, vous le perdrez.

Les gens qui s’expriment très rapidement pendant de longues périodes sont souvent perçus comme des personnes anxieuses, excitées ou en panique. Dans sa forme la plus extrême, parler de façon excessivement rapide pourrait être interprété comme « un déluge de mots dans un désert d’idées ». Ainsi, on risque de percevoir l’intervenant comme un piètre communicateur dont les propos manquent d’impact et, dans certains cas, de substance.

Si ce débit d’élocution vous décrit, bravo – vous vous en êtes rendu compte! Alors, prenez une bonne respiration et ralentissez. En fait, arrêtez complètement. Une des façons la plus facile de créer de l’enthousiasme dans vos messages verbaux et d’attirer l’attention de votre auditoire consiste à introduire des pauses bien placées juste avant de présenter un point saillant ou une phrase clé. Faire une pause permet à votre auditoire d’absorber ce que vous venez de dire... ou, mieux encore, de rire. Pensez à toutes ces émissions familières de remises de prix, « et le gagnant est (PAUSE)... ». Pensez-vous que l’auditoire attend les prochains mots? Vous pouvez en être sûr.

Un changement de rythme lorsque vous vous exprimez s’avère une bonne chose. De la même façon que l’élocution monotone entraîne les gens au pays des rêves, la variété ajoute de l’intérêt et garde votre auditoire éveillé. Pensez à l’élocution monotone comme une longue route sans courbes, ni tournants ou surprises, bref, une conduite en autopilote. Comparez cela aux plans inclinés et aux plateaux d’une montagne russe. Selon vous, laquelle accroche le mieux l’attention des gens?

Peu importe l’émotion que vous ressentez, vous conserverez l’intérêt de votre auditoire en étayant votre allocution de différents rythmes, en y injectant des pauses opportunes et en communiquant de façon confiante, compétente et contrôlée.

Marion Grobb est une conférencière professionnelle et une auteure publiée. Dans cette chronique, elle partage avec ses collègues des FNP certains articles, couverts par les droits d’auteur, qu’elle a écrits pour divers médias et clients.

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