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Le français et l’anglais dans le monde

Extrait de « Mythes et réalités » – Patrimoine canadien

Dans un monde où l’on estime à 6 500 le nombre de langues parlées dans quelque 200 pays, le Canada est loin d’être seul à avoir plus d’une langue officielle. En fait, environ un pays sur quatre compte plus d’une langue officielle ou semi-officielle. C’est le cas, entre autres, de la Suisse, de la Belgique, de la Finlande, de Malte et du Kenya. Par ailleurs, d’importants organismes internationaux comme les Nations Unies, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et la Communauté économique européenne (CEE) utilisent tous plusieurs langues officielles.

Avoir deux langues d’usage reconnues internationalement constitue un avantage marqué, en cette ère de mondialisation des marchés. Pas moins de 25 pays du monde ont, entre autres, le français pour langue officielle et 33, l’anglais. À l’échelle du globe, 800 millions de personnes parlent l’anglais et 250 millions, le français. Ces deux langues sont par ailleurs largement enseignées en tant que langues secondes.

La raison d’être de l’enseignement des langues secondes à l’école, à la grandeur du monde, tient dans le fait que celles-ci constituent un enrichissement personnel et apportent des débouchés économiques. Elles ouvrent en fait une fenêtre sur le monde. Il n’est donc pas étonnant que nos principaux concurrents, tels le Japon et l’Europe attachent de plus en plus d’importance à l’enseignement d’une langue seconde dans leurs écoles.

Beaucoup de Canadiens jugent souhaitable de parler plus d’une langue. Comme le dit l’écrivaine acadienne Antonine Maillet, lauréate du prix Goncourt :

« La langue est la clé qui permet de découvrir un autre.aspect, une autre vision du monde, de la vie, de l’humanité. C’est une source d’enrichissement. Apprendre une autre langue permet de grandir, d’élargir ses horizons, de saisir des nuances qui n’existent pas dans une langue. On découvre un sens de l’humour différent. Les francophones et les anglophones ne racontent pas les mêmes blagues; leur humour est différent. Deux blagues, deux façons de rire valent mieux qu’une. »