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Les Services financiers du RARM relèvent le défi

Par Joyce Sharp

Le souper qui marque la fin de la période de service. Nous avons hâte de retourner à la maison. G. à d. : Monique Loranger, Tamara Lindsay, Tracey Elmore et Tina Bourdos. Le souper qui marque la fin de la période de service. Nous avons hâte de retourner à la maison. G. à d. : Monique Loranger, Tamara Lindsay, Tracey Elmore et Tina Bourdos.

En février dernier, Monique Loranger et Sherri-Anne Knauer, deux employés des Services financiers du RARM (SF RARM) sont revenues au Canada après avoir relevé le défi de travailler en Afghanistan. Un troisième employé des SF RARM, Benoit Pronovost, venait tout juste de quitter le pays pour accepter le défi à son tour.

Monique a été affectée au Camp Julien (pop. 2 000) où elle a travaillé comme caissière tandis que Sherri-Anne a occupé le poste de coordonnatrice des voyages au Camp Warehouse (pop. 500). Elle a déclaré : « J’étais curieuse de savoir comment les activités se déroulent dans un de ces camps. »

Combien de temps vous a-t-on accordé pour vous remettre du voyage (de 22 heures de vol) une fois arrivées à destination?

M : Nous avons eu un jour de congé en arrivant.

S : Nous avons fait escale plus longtemps au Camp Mirage, ce qui nous a permis de nous rétablir du vol par Airbus. Une fois arrivées au Camp Julien, nous avons assisté à une séance d’information d’environ trois heures. Ensuite, on m’a envoyée au Camp Warehouse où j’ai eu à peu près deux jours pour organiser mes effets personnels avant de commencer à travailler. Je me suis adaptée sans difficulté à mon nouveau milieu.

À quelle heure commençait et se terminait un jour de travail ordinaire?

M : Les heures de travail n’étaient pas toujours fixes, mais un jour de travail typique variait de huit à douze heures.

S : L’horaire de travail prévu était de 8 h à 19 h. Toutefois, j’étais généralement au bureau à 7 h et souvent, je ne quittais pas le bureau avant 21 h.

La semaine de travail était-elle répartie selon l’horaire typique au Canada (cinq jours de travail et deux jours de congé)?

M : Pas tout à fait. On se comptait chanceux d’obtenir une journée de congé par mois. On m’a accordée mon premier jour de congé 35 jours après le début de la période de service.

S : Non. Les coordonnateurs des voyages travaillent habituellement sept jours par semaine. J’ai eu mon premier congé vers la mi-octobre et j’en ai obtenu trois ou quatre autres avant mon départ en décembre. Le dimanche matin, on ne commençait pas à travailler avant midi, selon la routine des militaires, mais il nous arrivait souvent de travailler le dimanche matin.

Comment avez-vous célébré le jour de Noël?

M : J’ai travaillé.

S : Je suis allée en Espagne avec ma famille grâce à mon indemnité de retour à domicile (IRD). Nous nous sommes assis sur la plage de la mer Méditerranée et avons mangé de la pizza.

Comment passiez-vous votre temps libre?

M : J’ai fait beaucoup de points de croix, pris des bains de soleil et nettoyé ma chambre. J’ai aussi quitté le camp à quelques reprises.

S : J’ai appris l’Espagnol par moi-même et avec mes nouveaux amis du contingent espagnol en vue de ma visite en Espagne grâce à mon IRD. >

Que faisiez-vous pour vous divertir?

De gauche à droite : Benoit Pronovost, Sherri-Anne Knauer, Walter Kendall de Kingston, Cynthia Mallaley de Petawawa et Martin Grenier de Montréal. De gauche à droite : Benoit Pronovost, Sherri-Anne Knauer, Walter Kendall de Kingston, Cynthia Mallaley de Petawawa et Martin Grenier de Montréal.

M : Je visionnais des films, jouais au billard, téléphonais à la maison et naviguais sur Internet.

S : J’ai eu le temps de lire quelques livres et voir des films. Je jouais au billard, aux cartes ou à des jeux de société avec des amis. À l’occasion, les autres nations organisaient un concert ou une fête-costume et nous invitaient à y participer.

Avez-vous fait de nouveaux amis et êtes-vous toujours en contact avec eux?

M : J’ai fait beaucoup de nouveaux amis. Les filles avec qui je partageais une tente étaient mes meilleures amies et le sont toujours. Si ce n’était pas d’elles, j’aurais probablement abandonné à un moment donné.

S : Oui, je me suis liée d’amitié avec des gens de l’Allemagne et de l’Espagne et nous communiquons encore par courrier électronique. J’ai aussi rencontré de merveilleux Canadiens avec qui j’ai gardé le contact. En fait, j’ai visité certains d’entre eux depuis mon retour au Canada.

Quelle a été l’expérience la plus difficile au camp?

M : Il y a eu beaucoup de défis à relever, mais le moment qui m’a le plus marqué a été le lendemain de Noël où je me suis rendu compte que j’avais passé Noël si loin de mon fils et de ma famille.

S : Le départ! La période de service fut merveilleuse, mais j’ai eu de la difficulté à dire adieu à mes nouveaux amis et à quitter mon emploi formidable.

Quelle a été la meilleure expérience au camp?

M : Le départ! Je veux dire l’apprentissage, bien sûr! J’ai appris à aller au bout de mes limites et à me surpasser.

S : J’ai eu de nombreuses expériences, mais la meilleure a été la promenade d’une heure dans un hélicoptère allemand. Les Équipes de coopération civilo-militaires nous ont invité à monter à bord pour faire la tournée de leur zone de responsabilité, car elles avaient des sièges libres. La rampe de chargement à l’arrière était ouverte pendant la durée du vol et j’étais assise sur le banc arrière, donc j’avais une vue de la campagne. C’était absolument incroyable!

Quels conseils offririez-vous à quiconque songe à travailler en Afghanistan?

M : Travaillez en équipe et devenez amis avec les gens de votre groupe. Vous n’arriverez pas à y demeurer pendant six mois si vous n’avez personne à qui parler autre que vous-même.

S : Allez-y! J’ai trouvé que c’était une bonne occasion de m’épanouir sur le plan professionnel et personnel. J’ai tellement appris et je conserverai une foule de merveilleux souvenirs. Pendant notre formation en vue du déploiement, on nous a dit qu’il nous faudrait faire preuve de souplesse. Je ne peux insister suffisamment sur cela. Les conditions étaient quelque peu extrêmes et le milieu militaire pendant une période de service est très différent.

Autres commentaires :

M : En général, l’expérience a été enrichissante. Je suis beaucoup plus reconnaissante des choses dans ma vie qu’auparavant. Je veux remercier tous ceux qui m’ont appuyée et qui continuent de le faire. Après tout, la période de service est ce que l’on en fait.

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