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Aimez-vous la télé-réalité?
par Terry Payan
Vice-président de l'examen et de la vérification interne
(613) 992-7703
Payan.Terry@cfpsa.com
Les cotes d'écoute indiquent que la plupart d'entre nous écoutons à l'occasion des émissions telles Fort Boyard, Pignon sur rue, Caméra 8 et Survivor. Pour quelque raison que ce soit, nous les écoutons et nous assistons à un flot continu de situations personnelles dramatiques, des dynamiques de groupe, des petits bouts d'intrigue et des démonstrations de cupidité.
À la fin de la soirée, nous éteignons la télé et, en général, nous vivons nos vies sans trop d'accrocs. Nous nous exposons, chaque pendant environ une heure, à la télé-réalité, pas à la réalité.
Au cours des mois derniers, les téléspectateurs ont suivi une mise en scène dramatique différente et plus grave qui s'est déroulée dans les médias. À moins de s'être coupé des médias, il serait difficile de ne pas avoir entendu parler d'Enron, la société d'énergie américaine dont la faillite brutale a défrayé la chronique pendant des semaines.
Malgré l'intrigue, le drame, les suicides, la perte catastrophique de revenus de pension, les mensonges, la corruption et la pure cupidité, j'ose affirmer que, pour bien des gens, l'intérêt qu'a suscité Enron a été de courte durée.
Mais qu'est-ce qu'Enron a à voir avec l'ASPFC et la communauté des FNP en général?
En lisant le rapport annuel de l'ASPFC (publié sur le Web), vous constaterez que nous avons un conseil d'administration des Biens non publics, un comité de placement, ainsi qu'un comité de la vérification et de la responsabilisation. L'ASPFC a également un comité des pensions chargé d'une responsabilité fiduciaire à l'égard du régime de pension des employés des FNP.
Chacune de ces entités ou de ces activités est fonction, dans une certaine mesure, de la qualité du travail des vérificateurs externes. Arthur Andersen, l'entreprise engagée puis licenciée par Enron, constitue l'une des cinq compagnies embauchées par l'ASPFC pour assurer des services de vérification externe des activités des FNP.
Compte tenu du fiasco Enron-Arthur Andersen, devrions-nous nous inquiéter?
La direction de l'ASPFC et le comité de la vérification et de la responsabilisation du conseil s'emploient à veiller à ce que les activités des FNP, les vérifications externes et les contrats de consultation soient transparents et qu'ils puissent résister à l'examen public en ce qui a trait au conflit d'intérêt, réel ou potentiel.
Des situations semblables à celle d'Enron nous incitent à constamment évaluer nos méthodes de contrôle des risques et nos rapports avec les vérificateurs externes. Nous avons mis en uvre des programmes de formation - que nous améliorons toujours - afin de sensibiliser les membres du personnel aux risques de fraude, de vol (à l'interne comme à l'extérieur) et aux avantages contestables découlant de conflits d'intérêt. Au sein de la Division de l'examen et de la vérification interne, nos vérificateurs internes connaissent très bien les applications logicielles et l'analyse assistée par ordinateur et l'utilité de l'analyse en vue de capter les signaux d'alarme indiquant une fraude possible.
Dans une perspective plus vaste, le président et chef de la direction de l'ASPFC a réalisé un examen complet des services autres que la vérification donnés par les entreprises auxquelles l'ASPFC avait demandé des conseils relatifs à la vérification externe. Fait tout aussi réconfortant, le comité de la vérification et de la responsabilisation supervise de façon continue le travail des cabinets d'expertise comptable afin d'assurer l'impartialité de nos vérificateurs externes. Nous avons donc confiance que tout le terrain est couvert.
Nous nous engageons, envers les membres de la communauté militaire, à travailler avec les gestionnaires des FNP et le conseil d'administration des BNP (Biens non publics) pour diminuer la probabilité que des activités inappropriées des BNP fassent l'objet de discussions autour du pot de café.
Il existera toujours des gens qui agiront en gérant d'estrade et qui trouveront à redire aux gestes que d'autres posent. Dans un monde parfait, nous préférerions que les contestations portent sur la télé-réalité.
Mais ce n'est pas la réalité.





