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PRÊCHER PAR L'EXEMPLE

Deux coordonnateurs du conditionnement physique des PSP se mesurent aux meilleurs triathlètes du monde
par Richard Janecky
Marie Danais, coordonnatrice nationale du conditionnement physique physique de l'ASPFC
Marie Danais, coordonnatrice nationale du conditionnement physique physique de l'ASPFC, mettant le paquet aux Championnats de triathlon du CISM en Slovénie en juillet. Elle est arrivée 13e avec un chrono de 2 h 2 mn 58 s.

Le matin, Marie Danais et Ben Ouellette, coordonnateurs au sein de la Direction du conditionnement physique des PSP de l'Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC), ne font pas que se doucher, prendre une tasse de café et se rendre au travail : ces deux athlètes exceptionnels nagent pendant une heure dans un lac avoisinant, font 40 km à vélo ou une course à pied de 10 km.

Marie et Ben, qui font l'évaluation et la promotion de programmes de conditionnement physique au sein des Forces canadiennes pour le compte de l'ASPFC, se font un nom sur la scène mondiale en participant à plusieurs triathlons bien en vue. Après avoir participé aux Championnats nationaux du Canada à Drummonville (Québec), ils se sont mesurés aux meilleurs athlètes du monde lors des Championnats du monde d'athlétisme à Edmonton à la fin juillet. Parmi des centaines de triathlètes venus d'un bout à l'autre de la planète, Marie et Ben se sont classés 16e et 50e dans leurs groupes d'âge respectifs.

Marie, également capitaine dans la 25e Compagnie médicale (Toronto), affirme que « se qualifier pour les championnats mondiaux a été extrêmement difficile et que d'être choisie est une grande réussite en soi. » « Avoir l'occasion de représenter le Canada ainsi que les Forces canadiennes dans une épreuve internationale à laquelle participent les meilleurs athlètes au monde est un grand honneur. »

Le triathlon réunit trois sports traditionnels en une compétition tout à fait moderne et captivante. Il met à l'épreuve l'endurance, l'aptitude physique et mentale, et représente pour beaucoup d'athlètes le défi absolu. La compétition disputée à Edmonton comportait 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied. Marie a terminé en 2 h 19 mn 38 s - pas son meilleur temps, mais tout de même un chrono dont la jeune femme de 30 ans était fière pour son premier championnat mondial.

Ben a terminé en 2 h 11 mn 50 s. Il nous a confié qu'il n'était pas satisfait de son résultat, qu'il attribue aux problèmes qu'il a éprouvés au début de la course. haut

« Au tout début, je me suis presque noyé », avoue le jeune homme de 25 ans. « Le début de ces courses peut être très pénible. Tous les nageurs tentent de se frayer un chemin à l'avant du peloton et on peut facilement recevoir un coup de pied ou de poing. On surnomme souvent cette partie de la course la nage des piranhas en raison du danger qu'elle comporte. J'ai reçu un coup sur le côté de la tête et j'ai dû rester en retrait quelques minutes. »

Un autre grand moment de la saison pour Marie a été de participer au Championnat du monde militaire de triathlon du Conseil international du sport militaire (CISM) qui a eu lieu en Slovénie le 5 juillet. Elle est arrivée 13e avec un chrono de 2 h 02 mn 58 s.

Pour les deux triathlètes, l'entraînement en vue de ces épreuves d'élite est un travail en soi. Marie passe jusqu'à 16 heures par semaine à faire de la course à pied, du vélo et de la natation, tandis que Ben y consacre jusqu'à 18 heures par semaine. Mais lorsqu'il s'entraîne en prévision d'un triathlon de l'Ironman (3 km de natation, 200 km de vélo et 42 km de course), comme celui pour lequel il s'est qualifié en Floride, Ben s'entraîne jusqu'à 24 heures par semaine.

Les deux athlètes estiment que leur travail à l'ASPFC cadre très bien avec leurs styles de vie active. Ils précisent que leurs superviseurs les encouragent à s'entraîner et que l'Agence leur accorde la liberté nécessaire pour participer à des épreuves internationales. En revanche, leurs réalisations ont également profité à l'Agence et a fait mieux connaître les PSP au sein des Forces canadiennes.

« Il y a un lien direct entre la participation à des triathlons et ce que nous faisons à l'ASPFC », indique Marie. Lorsque nous nous entraînons, nous lisons beaucoup et faisons énormément de recherche pour atteindre notre performance physique maximale. Quand nous nous rendons dans des bases pour discuter de programmes de conditionnement et d'entraînement physique, nous parlons avec assurance, grâce aux connaissances assimilées et sachant que nous prêchons par l'exemple. »

Ben ajoute qu'ils ont acquis une certaine notoriété et ont pu aider des gens à réaliser leurs propres buts athlétiques. « Les gens nous demandent toujours ce que c'est que d'être un triathlète et comment nous avons débuté », dit-il. « Ils veulent savoir ce que ça prend pour demeurer athlète de compétition. »

Ben et Marie continuent de faire de grands pas dans leur sport. Ne manquez pas les prochaines réalisations de ce duo dynamique au cours de la saison alors qu'ils sillonneront les routes et les lacs en quête d'excellence.haut