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PLAQUAGE AVEC LA HANCHE
Le hockey fémimin des FC monte au filet
par Richard Janecky
Corporal-Chef Carole Lapensee affronte à la mise au jeu Isabelle Antil
Le caporal-chef de la région de l'Ontario, Carole Lapensée, affronte à la mise au jeu Isabelle Antil de la région du Québec au Championnant de hockey féminin des FC tenu ce printemps. Switch Rousseau, gestionnaire des sports de l'ASPFC, est prête à laisser tomber la rondelle

L'entraîneur Brian Elliot, un officier marinier des Forces canadiennes (FC) et l'entraîneur-chef de l'équipe féminine de hockey qui représentait l'Ontario cette année au Championnat de hockey féminin des FC tenu à Borden (Ontario) à la fin d'avril, était optimiste quant à la performance de son équipe. Celle-ci, composée des meilleures joueuses des FC de la province, participait à la finale pour la deuxième année consécutive et a balayé la ronde de qualification avec une fiche de 3-0-1. Il était convaincu que l'équipe ontarienne avait le caractère, l'esprit et l'habileté nécessaires pour renverser le revers de 3-0 qu'elle avait essuyé l'an dernier contre la région des Prairies et pour remporter la médaille d'or du Championnat.

« Au cours de la dernière semaine, nous avons vraiment travaillé en équipe », a-t-il dit. « Nous avons beaucoup appris et nous sommes maintenant déterminés à remporter la médaille d'or. »

Mais malgré tous leurs efforts, l'équipe s'est inclinée contre sa rivale du Québec. Tirant de l'arrière 3-0, elle a fait un effort héroïque pour compter un but dans les dernières minutes de la troisième période, mais ce n'était pas suffisant pour vaincre la rapidité et l'habileté supérieures du Québec, qui a remporté le Championnat avec une marque de 3-1 contre l'Ontario.

« C'était une excellente partie. Nous étions prêtes et avions une attitude positive », affirme le caporal-chef Sylvie LaPalme, entraîneuse-adjointe de la région du Québec. haut

LaPalme, qui a reconnu que l'équipe était confiante de remporter le Championnat après avoir marqué le troisième but, a dit « l'équipe de l'Ontario n'a pas joué au meilleur de son potentiel et c'est ce qui lui a fait très mal. »

Mais, contrairement aux joueurs de l'Ontario qui ont aussi perdu le Championnat national de hockey masculin des FC le mois auparavant, les membres de l'équipe étaient d'humeur joyeuse dans le vestiaire après la partie. Les 22 coéquipières considèrent la chance de participer à l'échelle nationale comme une victoire en soi et étaient simplement excitées d'avoir eu l'occasion de venir compétitionner à Borden contre les meilleures joueuses des FC.

Il n'y a que six ans, le hockey féminin était à peine reconnu dans la majorité des bases au Canada. Les joueuses de hockey étaient virtuellement exclues du jeu dans leurs propres bases et devaient jouer dans le ligues civiles locales. Mais avec la détermination de quelques pionnières et la considération grandissante donnée au hockey féminin dans les FC, la popularité de ce dernier a accablé l'organisation des sports dans les FC. Aujourd'hui, le hockey féminin est considéré comme une des meilleures attractions des FC et le Championnat est l'un des plus attendus de l'année.

Franchir la ligne bleue

Capitaine de l'équipe de l'Ontario et joueuse la plus utile du Championnat l'an dernier, le caporal-chef Carole Lapensée est une pionnière dans le sport du hockey féminin dans les FC et dans le monde civil. Avec l'aide et le soutien de ses parents, Lapensée a poursuivi son rêve de jouer au hockey dès un jeune âge. Grandissant à Hawkesbury, une petite ville de l'Est de l'Ontario, avec trois frères qui jouaient au hockey, son désir de jouer s'est manifesté lorsqu'elle n'avait que neuf ans. haut

« Au début des années 1980, il n'y avait pas de ligue pour les filles dans cette petite communauté. Mon père m'a aidée à participer aux essais d'une ligue de garçons et j'ai décroché une place au sein de l'équipe. »

Ce n'était pas facile pour une fille d'évoluer dans une équipe de garçons. Cela a créé une certaine controverse au sein de la communauté et a même attiré l'attention des médias.

« Chaque année, c'était une lutte et mes parents devaient se battre pour que je puisse rester dans la ligue », dit-elle.

En 1989, peu après s'être enrôlée dans les FC, elle a été mutée à la BFC Calgary. À son arrivée, ne pouvant jouer au sein des FC, elle a été forcée de se joindre à une équipe civile.

Le caporal Deanne Nelligan, officier de la Police militaire à la BFC Borden et un des arbitres du Championnat cette année, s'est retrouvée dans la même paire de patins.

Après sa mutation à la BFC Edmonton en 1993, Nelligan voulait aussi jouer au hockey, mais ce n'était pas possible dans les FC. haut

« Une débutante ne pouvait jouer dans une ligue intersection masculine, j'ai donc participer aux essais d'une ligue féminine civile », raconte-t-elle. « Mais cette expérience s'est avérée brutale et décourageante. Non seulement je n'ai été choisie pour aucune des équipes, on ne m'a même pas rappelée. Je me suis sentie comme si je n'étais pas à ma place. »

Déterminée à poursuivre sa passion du hockey, Nelligan ne s'est pas laissée abattre par les contretemps et a formé l'équipe féminine de hockey de la BFC Edmonton. Mettant à profit ses capacités d'organisatrice, elle a affiché des avis dans la base, a publié des articles dans le journal de la base, a utilisé ses contacts pour répandre la nouvelle et a réussi à obtenir du temps de glace à l'aréna de la base.

Le capitaine Manson, officier des opérations à la BFC Winnipeg, était le capitaine de l'équipe de la région des Prairies au Championnat national. Avec d'autres pionnières du hockey comme le capitaine Cathy Potts et le sergent Jackie Wilson, elle a travaillé avec Nelligan dès le début pour mettre le hockey féminin sur pied dans sa base.

Elle admet que former une équipe de hockey à partir de zéro était un vrai défi. « Le fait que les femmes des FC jouent un sport organisé comme le hockey n'était pas communément accepté à la BFC Winnipeg. Nous devions continuellement nous occuper de petites choses. Obtenir du temps de glace était toujours un problème, tout comme trouver de l'argent pour financer l'équipe. De plus, les arénas de la base ne comportaient pas de vestiaires supplémentaires pour les femmes. »

« Maintenant la situation est différente. Nous avons l'appui des commandants des bases pour organiser les équipes, les ligues et les compétitions féminines de hockey des FC. Nous disposons maintenant de budgets, de personnel, d'équipement et de soutien. » haut

Elle lance, elle compte

Les Prairies n'était pas le seul endroit où le hockey féminin connaissait une poussée de croissance. Dans toutes les bases à travers le pays, le hockey devenait le sport d'hiver de choix des femmes des FC. Par le biais du bouche à oreille et de campagnes publicitaires agressives, les programmes de hockey des bases se faisaient de plus en plus connaître des femmes des FC et elles participaient en nombre record. La demande pour le hockey féminin grandissait, tout comme la demande d'un championnat national de hockey.

En février 1999, la 17e Escadre Winnipeg a pris l'initiative d'organiser son propre Championnat national de hockey féminin des FC sur invitation. La réponse a été écrasante; six équipes représentant 11 bases se sont présentées.

L'adjudant-maître Fred Murrin est l'entraîneur-chef de la région des Prairies. Sa participation au hockey féminin a commencé il y a quatre ans, lorsque Nelligan lui ait demandé son aide pour entraîner leur équipe.

« Avant que le hockey féminin décolle vraiment, les officiers supérieurs des bases ne voyaient pas l'importance de l'appuyer. », dit-t-il. « Mais avec l'intérêt marqué pour ce sport et la participation importante au tournoi de Winnipeg, les commandants lui portent maintenant l'attention voulue. »

Peu après le tournoi, on a commencé à franchir les étapes conduisant à l'établissement du hockey féminin comme sport national des FC comportant un championnat. Les organisateurs des bases ont appris qu'un championnat national était prévu l'année suivante. En un mois, des camps d'entraînement sont apparus à travers le Canada en préparation du nouveau Championnat.

Après deux Championnats nationaux, la popularité du sport continue de croître. Selon l'entraîneur de l'Ontario, Brian Elliot, « Cette année, près de 58 joueuses ont participé aux essais pour les 22 places au sein de cette équipe, soit le double du nombre qui ont participé aux essais l'an dernier pour le Championnat, et il ne semble pas que ça va s'arrêter. »

Il a ajouté que le hockey féminin des FC a le potentiel de grandir encore davantage et il prévoit qu'un jour il y aura un championnat dans les cinq régions des FC. haut

De retour à l'aréna, Elliot est déçu du résultat de la finale du Championnat, mais réussi quand même à afficher un sourire de satisfaction.

« Je suis entraîneur de hockey depuis 20 ans et, de toute mes expériences, je trouve qu'entraîner une équipe féminine est la plus agréable », dit-il. « Elles jouent simplement pour le jeu même. C'est un environnement stimulant pour un entraîneur. Peu importe le lieu où elles jouent ou le résultat, il n'y a jamais d'amertume ou d'animosité. »