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Grandir dans les forces armées
Un aperçu de ce que les services de l’ASPFC m’ont apporté

par Sandi Knight
(ancienne étudiante d’été de l’ASPFC)

Je disais récemment à une amie que j’étais invitée à une réception de mariage au mess. « Le mess, c’est quoi? », m’a-t-elle alors demandé. Je lui ai expliqué que le mess est un endroit qui sert à rehausser le moral des militaires et de leurs familles; un restaurant/club de nuit qui sert de centre social pour les forces armées du Canada. « Es-tu déjà allée à un mess? », m’a-t-elle demandé. J’ai répondu, en riant : « J’ai grandi dans un mess! ».

Sandi avec son père en 1980
Sandi avec son père en 1980

Enfant, je me souviens d’avoir vu, de la fenêtre du mess des adjudants et sergents, le Père Noël descendre en rappel d’un hélicoptère. Il avait des tas de cadeaux pour tous. Pour moi, le mess était un endroit spécial. J’enfilais ma robe préférée lorsque j’allais là; j’ai vu mes parents rire et danser là; j’ai de bons souvenirs du mess.

Lorsque j’ai commencé à travailler à l’Agence de soutien du personnel des Forces canadiennes (ASPFC) pour l’été, j’ai connu les nombreux services qu’elle assure aux militaires et à leurs familles. Il est vrai que l’ASFPC n’existe officiellement que depuis 1995, mais bien des services qu’elle offre ne datent pas d’hier. Quand j’étais jeune, je n’y pensais pas vraiment, mais maintenant, je me rends compte dans quelle mesure ces services – comme les mess – m’ont non seulement touchée, mais ont également façonné ma vie. top

Prenez CANEX, par exemple. C’est à CANEX que j’allais dépenser mon allocation hebdomadaire. Toutes les fins de semaine, mon frère cadet et moi enfourchions nos bicyclettes – nos deux dollars dans la main – pour aller s’acheter des friandises. Nous ne savions pas que l’argent que nous dépensions servait à construire les installations dans lesquelles nous faisions du patinage artistique et jouions au hockey.

Un autre service de l’ASPFC qui a influé sur ma vie, quoique indirectement, était le soutien aux déploiements. Quand j’avais 18 ans, mon père était cantonné au Rwanda. Ma famille et moi-même étions peu en contact avec lui. Nous correspondions et attendions avec impatience ses appels téléphoniques espacés. C’était une période difficile; je trouvais du réconfort dans de petites choses. top

Sandi Knight
Photo: Lyndon Goveas

Lors d'une occasion, par exemple, mon pere a termine une conversation telephonique en disant qu'il regarderait le film Speed. C'etait quelque chose que je pouvais comprendre; mon pere allait regarder un film de Keanu Reeves. Pendant les deux prochaines heures, il serait en securite. A ce moment-la, je ne savais pas que mon pere pouvait ecouter un film grace a un service offert par le soutien aux deploiements des PSP. Maintenant que je le sais, non seulement je me preoccupe moins du temps que mon pere a passe en Afrique, mais je sais que mon frere, qui s'apprete a quitter pour la Bosnie, sera entre de bonnes mains.

Les programmes et les services de l’ASPFC sont essentiels à la communauté militaire. Je peux vous dire qu’ils fournissent aux membres des familles des militaires un endroit merveilleux pour dépenser l’allocation qu’ils reçoivent. Ils vous donnent également l’occasion de faire partie d’un groupe; ils vous gardent en forme et vous réconfortent quand vous en avez besoin. L’ASPFC excelle réellement dans l’exercice de sa devise, À votre service – même si, enfant, on ne s’en rend pas compte.

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